10 CONTENDERS début novembre en Bretagne ! Prêts à braver embruns, crachin, eau fraîche qui l’eut cru ?
 
 
Premier arrivé, j'ai évité de peu d'être bloqué par la neige et je mets à profit le premier jour, hors entrainement, avec une brise soutenue et des vagues hautes, pour tester deux innovations de mon cru : Le trapèze automatique et la tire à l'arrière...
 
La première innovation du trapèze automatique tournera court dans la matinée après une rupture d'épissure et un bain forcé,  et le constat que le trajet à faire faire au stick lors du virement relève du casse tête chinois trop délicat à reproduire à chaque virement.
 
La tire à l'arrière lui survivra seulement l'après midi, le temps de me rendre compte qu'en dehors du près au trapèze tout à fait OK, le virement est délicat avec une forte probabilité de prendre le stick (tourné vers l'avant) dans une manœuvre, au choix selon les cas, le bout de hale-bas, de cunningham ou de bordure et bain forcé à la clé...
D'autre part au vent arrière, peu ou pas de maîtrise du palan qui se trouve hors du bateau, aucun contrôle du palan lors du passage de bôme et un risque énorme de prendre l'écoute dans le coin du tableau arrière et/ou dans la tête de safran et bains forcés à la clé...
Las ! Je remet tout en état le soir même et repars sur les bases classiques qui quoique imparfaites ont fait leurs preuves.
 
 
Il s'en suit les jours d'entrainement sous l'autorité connue et reconnue de Pierre Mourot avec un vent léger pour commencer,  idéal pour une mise en pratique progressive de l'enseignement sur l'eau, axé sur la tactique en vue des futurs mondiaux.
Après une première séance d'évaluation une mise au point claire a brutalement élevé l'homogénéité et le comportement de la flotte qui ne demandait pas son reste pour dormir le soir à raison de deux séances par jour sous la forme d'un enchaînement de petites manches avec départ 3 minutes et parcours triangle.
A terre les discussions et comparatifs de trucs et astuces, ainsi que le jeu des 7 différences entre bateaux a battu son plein.
C'est ainsi par exemple que Jérôme a acquis la certitude que son safran était trop grand et qu'il devait subir une cure d'amaigrissement...
 
La dernière journée fut la plus ventée, 15 à 18 nœuds, et riche en émotions avec 2 bateaux au tapis après la séance du matin et une fin de deuxième séance a 4 bateaux suite à d'autre fortunes de mer. Le coté sympa étant que Mathieu depuis le Zod  a immortalisé la session avec une impressionnante quantité de photos mettant en valeur embarcations et barreurs dans un mer formée et une brise soutenue !
 
Denis Duquesnel FRA-2671